Deux programmes de bourses ont placé la coopération universitaire entre la Guinée et la Chine au premier plan au mois d’août. Vingt étudiants guinéens bénéficiaires de bourses chinoises ont été honorés le 4 août, tandis que 28 lauréats des Classes préparatoires aux grandes écoles de Dalaba ont conclu, le 13 août, des protocoles permettant de financer leurs études en Chine.
Pour les étudiants de Dalaba, le programme est notamment soutenu par l’entreprise chinoise SPIC.
Les 28 étudiants ont pris l’engagement de revenir en Guinée afin de mettre leurs compétences au service du pays à l’issue de leur cursus.
Cette condition place le programme au cœur d’un débat récurrent dans de nombreux pays africains : comment financer la formation internationale sans accentuer la fuite des compétences ?
La réponse passe en partie par l’existence d’emplois qualifiés au retour.
Les boursiers devront pouvoir intégrer les entreprises, administrations, centres de recherche ou grands projets correspondant aux compétences acquises.
Dans un pays qui investit massivement dans les mines, les infrastructures et la transformation numérique, ces programmes peuvent devenir un levier important de transfert de compétences.
Leur efficacité devra toutefois être mesurée sur plusieurs années : taux de retour, insertion professionnelle et contribution effective des anciens boursiers au développement national.