Coup de balai au sein de l’appareil exécutif guinéen. Par une série de décrets présidentiels lus à la télévision nationale ce vendredi soir, le chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, a mis fin aux fonctions de deux ministres clés et d’un proche conseiller à la Présidence.
Trois figures majeures évincées
Les personnalités visées par cette décision brutale occupaient des postes stratégiques dans la gouvernance actuelle :
Mourana Soumah : Jusque-là ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation.
Mory Condé : Jusque-là ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale.
Mahamadou Abdoulaye Diallo : Jusque-là conseiller chargé des Infrastructures et des Transports à la Présidence de la République.
Si les décrets officiels n’explicitent formellement aucun motif précis ni aucune faute administrative dans leur contenu lu sur les ondes de la RTG, le président de la Transition a rapidement pris la parole sur ses canaux de communication officiels pour justifier cette orientation. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, le Général Mamadi Doumbouya a fermement affirmé : « Aucune proximité ne met quiconque à l’abri », réitérant son engagement envers la transparence et la lutte contre la corruption. [
Ces limogeages interviennent à la suite de plusieurs jours de spéculations et de rumeurs persistantes à Conakry concernant d’éventuelles auditions de cadres, bien que ces dernières aient été initialement qualifiées d’infondées par le porte-parole de la Présidence, le Général Amara Camara, lors d’un point de presse tenu en milieu de semaine.
Pour pallier ces départs immédiats et éviter toute paralysie institutionnelle, le chef de l’État a désigné des intérimaires. La gestion des affaires courantes des deux départements ministériels a été confiée aux secrétaires généraux respectifs de chaque ministère, en attendant la nomination prochaine de nouveaux titulaires par décret.
La Rédaction, Guiplus